Adaptation muette et passionnée.

Il y a des films qui nous plombent.

Belle du Seigneur, de Glenio Bonder, avec Jonathan Rhys-Meyer, Natalia Vodianova, Marianne Faithfull, Ed Stoppard, ...

Belle du Seigneur, de Glenio Bonder, avec Jonathan Rhys Meyer, Natalia Vodianova, Marianne Faithfull, Ed Stoppard, …

Pour son premier long-métrage Glenio Bonder décide d’adapter un roman, et pas n’importe lequel : Belle du Seigneur, d’Albert Cohen, désigné comme un chef d’oeuvre de la langue française. Il enfile donc la triple casquette de réalisateur-producteur-scénariste pour mener à bien le projet. Devant la caméra, le fantastique Jonathan Rhys Meyer et la sublime mannequin Natalia Vodianova, les vedettes au regards azur se lancent alors dans une valse amoureuse passionnelle et dangereuse, narrée avec brio par la voix sensuelle du séduisant irlandais.
J’ai lutté, j’ai essayé de m’accrocher, vraiment. Mais il m’a fallu abandonner, et je me suis endormi, deux fois, jamais plus de trois minutes ! Mais tout de même, cela suffit à vous montrer la lassitude que ce film crée, de part sa lenteur et son introspection malheureusement hermétique. En effet l’intrigue est tellement liée aux émotions des personnages et à leur psychologie, quelle ne se centre que sur cette histoire d’amour, comme si rien de l’extérieur ne pouvait les affecter. Ils sont à la fois les héros, adjuvants et opposants du schéma narratif de leur histoire, si bien que l’action passe à la trappe, et tout semble aplati. Il nous est impossible en tant que spectateur de comprendre les personnages, autant dans ce qu’ils ressentent que dans ce qui les pousse sur un plan existentiel.

Et la Mode dans tout ça ?
Glenio Bonder semble dirigé son film comme un séance photo de grand standing, avec des plans magnifiques portés par des vêtements splendides. C’est, avec son lyrisme, une des grandes forces de Belle du Seigneur. Un véritable enchantement visuel sensible et soigné, jouant sur les reflets, brillance et profondeurs de champ. Comme une publicité de parfum de créateur qui n’en finirait pas.

Publicités
Cette entrée a été publiée le 23 juin 2013 à 21 h 13 min. Elle est classée dans Cinéma et taguée , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :