Terre dévastée et père faussement détaché.

Le coup de marketing made in Smith.

After Earth, de M. Night Shyamalan, avec Jaden Smith, Will Smith, et d'autres...

After Earth, de M. Night Shyamalan, avec Jaden Smith, Will Smith, et d’autres…

Will Smith tire les ficelles de ce blockbuster dont il est à la fois second rôle, producteur et scénariste. Il place donc son fiston en vedette, qui se voit devenir acteur presque par obligation, plus que par envie aux vues de son jeu loin d’être transcendant. Derrière la caméra il choisira M. Night Shyamalan, réalisateur déchu du Sixième Sens, qui n’a jamais su renouer avec le succès (Signes, Le Village, Phénomènes, …) et donc disposé à accepter toutes les requêtes de l’acteur.
Bref, vous l’aurez compris ce film c’est de la com’ sans fond, ni réel intérêt qui coûte des milliards (130 pour être exact) et nous bassine avec un discours de maître zen, et une pseudo-conscience écolo.
Le pitch : La terre devenue un milieu hostile à cause des vilains humains, a été évacuée. Les hommes vivent maintenant dans un autre système solaire. Mais Cypher et Kitai (père et fils) en mission se retrouvent seuls survivants d’un crash sur la planète depuis longtemps délaissée. S’enchaînent alors une flopée d’actions rocambolesques et souvent prédictibles, dans un récit initiatique vide de sens.
Pour ce qui est du reste du casting, il est presque inexistant et se bat pour apparaître dans les vingt minutes qui lui sont consacrées. Car le film, c’est évident se centre sur les Smith, ils en sont les stars pathétiques, l’une mourante et l’autre bondissante. On a alors l’impression de voir un docu-fiction métaphore de la vraie vie de la famille Smith, si bien que nous sommes surpris lorsque l’on voit apparaître Sophie Okonedo en mère aimante au lieu de Jada Pinkett Smith. Will se révèle donc être un père froid et directif mais plein d’amour, et Jaden un fils qui fait tout pour voir de la tendresse dans les yeux de son paternel, même à tourner dans un navet.
Et enfin la question que tout le monde se pose depuis « A la Recherche du Bonheur », Will Smith a-t-il fait des enfants pour se créer un clan à la Jackson ? Ne sont-ils que des supers arguments marketing, l’un au cinéma, l’autre à la chanson ? Pourquoi s’acharner à vouloir en faire des stars alors qu’ils n’ont même pas l’âge de faire les boutiques seuls ?

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Cette entrée a été publiée le 10 juin 2013 à 18 h 18 min. Elle est classée dans Cinéma et taguée , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

4 réflexions sur “Terre dévastée et père faussement détaché.

  1. Intéressant. Cependant, ne croyez-vous pas que vous surfez un peu trop à la surface d’un film qui tente d’en dire plus en profondeur? J’y ai plutôt vu ce film comme une fable écologique et humaine: Intéressant. J’ai plutôt aimé After Earth. J’ai vu en ce film une fable écologique et humaine. Qu’en pensez-vous? http://artaporlavista.wordpress.com/2013/06/10/after-earth-de-m-night-shyamalan-lhomme-et-la-nature/

    • J’ai trouvé que justement tout ce que le film pourrait revendiquer est traité grossièrement, comme pour se chercher un sens. Le scénario original racontait l’histoire d’un père et son fils qui ont un accident de voiture dans un milieu « sauvage » et qui essayent de survivre, pour des raisons de toute évidence purement marketing Will Smith l’a ré-imaginé dans un monde futuriste, c’est la mode et ça attire plus de monde. Et l’écologie est plus là comme un prétexte en surface, jamais une conviction. Chacun sa lecture bien sûr, mais je n’ai pas l’impression que l’intention réelle du film est de nous parler d’écologie, il l’évoque vaguement. Quant au côté humain, il est là, mais exploité de manière trop cliché à mon goût.. Pour être franc j’ai failli partir au bout de 45 minutes…

      • Je ne crois pas qu’il faut traiter l’intérieur d’une oeuvre selon des intentions extérieurs. Ce n’est pas parce qu’on veut faire de l’argent ou qu’on tente de faire quelque chose à la mode qu’un film devient nécessairement mauvais. Ce n’est pas non plus avec les intentions les plus nobles qu’un bon film a lieu. Il y a énormément d’exemples hollywoodiennes qui sont des chef d’oeuvres et qui poursuivent une démarche extrêmement impersonnelle (Casablanca, certains grands films de Humphrey Bogart, All about Eve, Some like it hot, etc.). Les intentions que l’on déduit ne sont que de surface et peuvent d’autant s’avérer fausses. Ce que je voudrais comprendre, c’est ces mots que je trouve creux de vous, mais de plusieurs critiques aussi: pretexte de surface, manque de conviction, les intentions ou le cliché. Généralement personne n’explique pourquoi c’est cliché ou creux. On parle dans le vague, ce qui est sans doute lié à notre expérience cinématographique ou tout simplement de goût, mais le goût, c’est comme dire j’aime les pommes mais pas les bananes, ce qui en soi, ne s’applique à la critique d’une oeuvre cinématographique.
        Sinon, merci d’avoir répondu à mon échange.

      • C’est le mélange entre l’intention de départ et le produit fini qui fait qu’un film est bien.
        Le film est creux parce qu’il ne se transcende pas, au-delà des belles images il ne me touche pas, et n’a pas de réel sens, si ce n’est celui de divertir.
        Avatar a un discours écologique sous-jacent mais présent, ici l’écologie est posée presque par bonne conscience, mais elle n’a pas lieu de conviction, le propos du film l’effleure dans son introduction sans jamais y revenir. Elle reste de donc une vague notion sans jamais devenir un thème. Ce film ne parle pas d’écologie. Il parle de milieu hostile et de survie.
        En ce qui est des clichés. C’est cliché car attendu : Le monstre ne meurt pas, le condor se révèle amicale, alors que Kitai est sur le point d’atteindre son but sa plus grande peur resurgi, son père est froid et absent, l’enfant cherche constamment à se prouver à son paternel le héro de guerre, bien qu’il n’y ait aucune chance ils se retrouvent quand même dans une tempête de météores comme l’avait prédit Will Smith, je peux continuer comme ça longtemps. Tout est téléphoné, attendu, le schéma narratif n’offre aucune surprise, en ayant vu l’affiche et la bande annonce, je pouvais déjà imaginer le film…
        Quant au « prétexte de surface » cela veut simplement dire que l’équipe à créé un blockbuster et y a implanté des valeurs après (telle l’écologie) pour dire que le film défend quelque chose et qu’il n’est pas simplement une grosse prod’ hollywoodienne vaine et détachée des problèmes de la société.
        Je suis ravi d’échanger et d’entendre des avis divergents. Peut être suis-je trop fermé à ce que ce film a à offrir, mais il m’a ennuyé, je n’ai pas spécialement passé un bon moment, j’ai juste attendu que ça passe. (en soupirant souvent quand même)
        Seule l’esthétique sauve le film de la catastrophe. Les images sont belles c’est toujours ça.

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