L’homme qui n’avait de cesse d’espérer.

Baz Luhrmann nous offre une nouvelle histoire d’amour tragique et superbe.

Gatsby Le Magnifique, de Baz Luhrmann, avec Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan, Isla Fisher, ...

Gatsby Le Magnifique, de Baz Luhrmann, avec Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan, Isla Fisher, …

Gatsby, Gatsby, Gatsby, … Murmurez encore votre nom à mon oreille… Invitez moi à danser une dernière fois… Avant que le rideau ne tombe…
Baz Luhrmann nous entraîne dans une aventure déroutante et enivrante, au cours d’un film mené comme une danse, à la fois grandiose, théâtrale et sincère. Sous des couches de faste et de paillettes, nous découvrons l’histoire de la vie et de l’amour de Gatsby, ce personnage dont l’espoir est le seul moteur, recevant les plus somptueuses et décadentes fêtes du New York des années 20.
Le réalisateur de Roméo + Juliette aime les couples maudits et sait les mettre en scène comme personne, nous racontant toujours un peu la même histoire, il la renouvelle à chaque fois avec un nouveau contexte social, historique, et géographique. Ici, New York, les années folles, la décadence, la joie de vivre, la musique, et comme Luhrmann ne fait jamais dans le littéral, il trouve toujours un moyen de moderniser son propos. Pour ce faire il a mis Jay Z aux commandes des platines, s’enchaînent alors au micro Beyonce et Andre 3000, Florence + The Machine, Lana Del Rey, Fergie, The XX, et d’autres pointures, du son pointu, actuel avec un fond rétro.
Porté par une limousine d’acteurs plus épatants les uns que les autres, Baz Luhrmann offre à Tobey Maguire un rôle plus teinté que l’habituel homme araignée, à Carey Mulligan celui de la femme « forte et fragile à la fois » clichée mais surprenante, et redonne à DiCaprio le charme qu’il avait laissé à bord du Titanic.
Ainsi il nous invite dans ce tourbillon d’événements scintillants, à l’esthétique parfaite nous rappelant forcément Moulin Rouge, il se laisse aller à la folie tout en gardant le tout sous contrôle, dans des tableaux léchés et dramatiques. Malgré des longueurs, courantes dans les films de Luhrmann, on en prend plein les yeux, intrigués par ces personnages subtils et complexes. Le génie du réalisateur à encore frappé, le voilà qui s’approprie une nouvelle fois avec brio un classique, l’éloignant de la réalité et le plongeant dans son univers glamour et sombre à la fois. Grandiose.

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Cette entrée a été publiée le 15 mai 2013 à 22 h 18 min. Elle est classée dans Cinéma et taguée , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Une réflexion sur “L’homme qui n’avait de cesse d’espérer.

  1. Une critique Limousine, j’m ! ***

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