L’hypnose d’un truand.

Danny Boyle nous plonge avec réalisme et fracas dans l’esprit d’un voleur.

Trance, de Danny Boyle, avec James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel, ...

Trance, de Danny Boyle, avec James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel, …

Simon, commissaire-priseur, s’associe avec Franck et son gang pour voler une rarissime toile de Goya, mais tout ne se passe pas comme prévu et Simon se voit asséner un violent coup à la tête, oubliant ainsi où il a caché le tableau. Franck impatient, fait appelle à Elizabeth, séduisante jeune femme spécialisée en hypnose, pour qu’elle force l’esprit de Simon afin de l’aider à retrouver l’oeuvre d’art. Commence alors un voyage auquel personne ne s’était préparé.
Après l’Inde avec Slumdog Millionaire et les Etats Unis pour 127 Heures, Danny Boyle revient dans son Angleterre natale pour réaliser Trance, et signe ainsi un film magistral. Il nous entraîne dans une histoire grandiose, violente, tordue et inspirée, portée par une bande originale stimulante et enivrante signée Rick Smith, et des acteurs épatants.
Nous nous laissons emporter dans cette oeuvre remplie de surprise, de violence et de sexe. Désinhibé, Danny Boyle nous offre un spectacle cru, sans détour, ni concession, à la complexité maîtrisée. Traitant le film comme un kaléidoscope autant sur le plan de l’image, en jouant avec les reflets et des couleurs vives venant réveiller cet univers sombre, que sur la trame de l’histoire. Tout commence net et posé, puis nous basculons, tout devient flou, on se perd, ne séparant plus la réalité de l’illusion, quand enfin tout revient en place, mais plus rien n’est pareil, le motif à changé, tout est chamboulé.
Fantastique périple, déclenchant une sorte de paranoïa chez le spectateur, ne sachant plus à quel personnage accorder sa confiance. Trance se destine à un public qui aime se perdre, n’ayant pas peur de traverser le miroir et de se s’égarer durant une heure et demie. Pour autant, ce n’est pas écrasé par le poids du film que nous sortirons de la salle, et c’est bien là que réside tout le génie de Boyle : aussi sombre que soit l’histoire, il réussira toujours à nous rendre le sourire avant de quitter la salle.

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Cette entrée a été publiée le 9 mai 2013 à 18 h 00 min. Elle est classée dans Cinéma et taguée , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Une réflexion sur “L’hypnose d’un truand.

  1. J’ai été plutôt mitigée … J’ai adoré le rythme, bien sûr, et l’interprétation. Mais trop de retournements nuisent au plaisir, et l’ensemble, dès lors, m’a semblé lourd.

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